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Ode à la nymphe

Markos

Longtemps j’ai erré sur la mer couleur de vin,
Longtemps j’ai subi les coups de la fortune,
Cependant, Déesse aux boucles brunes,
Jamais de mon existence je ne fus témoin
D’une telle beauté.
Et pourtant,
Nymphe aux bras blancs,
Je dois te quitter
Car malgré ta splendeur,
Il est une autre femme
À qui je dois la flamme
Qui fait battre mon cœur.

Lorsqu’Éos aux doigts de rose
Montrera son beau visage,
J’abandonnerai mes larmes moroses
Pour Ithaque aux doux mouillages.
Et à la vue de la fille d’Hyperion
Habillant le ciel de sa robe safran,
Je noierai dans les flots incessants
Les tristes souvenirs d’Ilion.

Ô Déesse aux boucles brunes
Et aux yeux de saphir,
Tu es plus belle que la lune
Et l’aurore tu fais pâlir ;
Mais écoute, Déesse, et pardonne-moi
Car malgré la douceur de tes bras
Il n’est qu’une île qui m’attire,
Il n’est qu’une femme que je désire.

Permets-moi de revoir ma patrie,
De serrer à nouveau ma femme adorée
De revoir mon fils, désormais âgé,
De goûter encore aux senteurs de mon pays.

*

Ce fut ainsi que l’homme aux mille tours
Se lança sur les ondes amères,
Affrontant Poséidon et sa colère.
Il naviguait avec bravoure
En direction du soleil levant,
Et Hélios, encore somnolent,
Teintait les flots miroitants
De la couleur de cet amour
Qui le poussa sur le chemin du retour,
Loin de Calypso, nymphe des océans.


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